Dans ce guide
1. Les 24 premières heures
Les premières heures après un décès sont à la fois un choc et une course contre la montre administrative. Il faut déclarer le décès, organiser les obsèques et prévenir plusieurs organismes, souvent en plein désarroi.
Avant d’avancer, voici ce qu’il faut savoir :
La déclaration de décès doit être faite en mairie dans les 24 heures (le médecin ou les pompes funèbres s’en chargent le plus souvent). Il faut ensuite prévenir, dans la semaine qui suit : l’employeur ou la caisse de retraite, la CPAM, la mutuelle, le bailleur ou le syndic si le défunt était locataire ou propriétaire, et penser à restituer la carte Vitale. Un congé pour événement familial est possible : 3 jours pour un conjoint, davantage pour un enfant selon son âge.
2. La banque et le compte bloqué
Dès que la banque est informée du décès, elle bloque les comptes individuels du défunt. C’est une étape qui surprend beaucoup de familles, en particulier quand il faut payer les obsèques dans la foulée.
Voici comment ça fonctionne concrètement :
En principe, dès que la banque a connaissance du décès, elle bloque les comptes individuels du défunt. Un compte joint, lui, reste accessible au conjoint survivant, sauf opposition d’un héritier.
Il existe une exception importante : sur présentation de la facture, jusqu’à 5 965 € (ou le solde disponible s’il est inférieur) peuvent être débloqués pour régler les frais d’obsèques, les impôts ou les derniers frais médicaux du défunt, sans attendre le règlement de la succession.
💡 Le conseil Saggio : après le décès contactez rapidement la banque du défunt, le conseiller pourra vous guider dans vos démarches bancaires
3. La succession, étape par étape
La succession doit en principe être réglée dans les 6 mois suivant le décès. Un notaire n’est pas toujours obligatoire, mais il devient vite indispensable dès que le patrimoine se complique.
Les points clés à connaître :
Les héritiers disposent en principe de 6 mois après le décès pour régler la succession et déposer, si nécessaire, la déclaration auprès des impôts. Une déclaration de succession est obligatoire dès que l’actif successoral dépasse environ 10 000 €.
Le recours à un notaire n’est pas systématique, mais il devient nécessaire dès qu’il y a un bien immobilier, un testament, une donation antérieure ou plusieurs héritiers. En cas de désaccord sur le partage des frais ou des biens, c’est le juge aux affaires familiales qui peut être saisi.
4. Assurances et prestations à vérifier
Entre l’assurance-vie, la mutuelle, la carte Vitale et les prestations en cours, plusieurs démarches sont souvent oubliées dans les premières semaines, alors qu’elles ont un impact direct sur le budget de la famille.
Ce qu’il ne faut pas laisser de côté :
Le contrat d’assurance-vie fonctionne indépendamment de la succession classique : les bénéficiaires désignés doivent être contactés directement, le capital n’est pas gelé avec les comptes bancaires.
Il faut aussi penser à résilier ou transférer les contrats en cours (mutuelle, assurance habitation, abonnements), signaler le décès aux caisses de retraite complémentaire, et vérifier si une pension de réversion peut être demandée par le conjoint survivant.
Les frais d’obsèques restent dus par les héritiers, même en cas de renonciation à la succession, et sont répartis selon les parts de chacun : un point qui surprend et qui peut être source de tensions s’il n’est pas anticipé.
5. Trier et vider le logement
Vider la maison d’un parent n’est jamais qu’une question de logistique. C’est aussi le moment où resurgissent les souvenirs, les non-dits familiaux et parfois les tensions entre frères et sœurs.
Quelques repères pour avancer sans tout précipiter :
Il n’y a en général pas d’urgence légale à vider immédiatement le logement, sauf s’il s’agit d’un logement locatif à rendre dans un délai précis. Se donner un peu de temps avant de trier permet souvent d’éviter des décisions prises à chaud.
Faire l’inventaire avant de commencer à jeter ou donner, se répartir les tâches à l’avance entre frères et sœurs, et accepter que certains objets n’aient de valeur que sentimentale : ce sont souvent ces détails, plus que le volume à traiter, qui déterminent si le tri se passe bien ou mal en famille.
6. Les erreurs à éviter
Certaines erreurs reviennent très souvent après un décès, parfois par méconnaissance, parfois parce que personne n’a le temps ni l’énergie de tout vérifier. Voici les plus fréquentes :
Attendre trop longtemps avant de prévenir la banque ou les organismes, au risque de devoir rembourser des prélèvements ou versements indus. Ne pas vérifier l’existence d’un testament ou d’une assurance-vie avant d’engager les démarches. Se lancer seul dans le tri du logement sans avoir réparti les rôles avec le reste de la fratrie.
Vouloir tout régler dans l’urgence, au risque de prendre des décisions, sur un bien, un objet ou une donation, qu’on regrette une fois le choc du deuil passé.
7. Quand faire appel à un Care Manager ?
Toutes les familles n’ont pas besoin d’un accompagnement extérieur. Mais dans certaines situations, un tiers neutre change vraiment la donne.
Un Care Manager peut être utile quand :
- Quand les démarches s’accumulent alors que la famille est aussi en train de faire son deuil. Quand plusieurs héritiers doivent se coordonner à distance, ou ne sont pas d’accord sur la marche à suivre.
- Quand le tri du logement ravive des tensions anciennes, et qu’un regard extérieur neutre aide à avancer sans que ce soit toujours le même qui porte la charge.
Un Care Manager ne remplace pas le notaire ni la banque : il coordonne, anticipe et porte les démarches à la place de la famille, pour que chacun puisse aussi, simplement, prendre le temps de faire son deuil.
FAQ
Voici les questions que nous posent le plus souvent les familles que nous accompagnons après un décès.
