Aides financières (APA, ASH, APL/ALS, crédit d’impôt, caisses de retraite)

Aides financières pour la perte d’autonomie : APA, ASH, APL/ALS, crédit d’impôt, caisses de retraite

Dans ce guide

  • APA — Allocation Personnalisée d’Autonomie

  • ASH — Aide Sociale à l’Hébergement

  • APL et ALS — aides au logement en établissement

  • Crédit d’impôt de 50 %

  • Aides des caisses de retraite

  • MaPrimeAdapt’ — adaptation du logement

1. APA : Allocation Personnalisée d’Autonomie

L’APA finance une partie de l’accompagnement à domicile ou en établissement, avec des plafonds mensuels 2026 (à domicile) de 2 080,33 € pour le GIR 1, 1 682,30 € pour le GIR 2, 1 215,99 € pour le GIR 3 et 811,52 € pour le GIR 4. Ce sont des plafonds de plan d’aide, pas des montants versés automatiquement en totalité.

Le reste à charge dépend d’un barème appelé ticket modérateur : en dessous de 933,89 € de ressources mensuelles, la participation est nulle (prise en charge à 100 %). Entre 933,89 € et 3 439,31 €, elle augmente progressivement de 0 % à 90 %. Au-delà de 3 439,31 €, la participation reste plafonnée à 90 % : l’APA continue donc de couvrir au moins 10 % du plan d’aide, même pour les revenus élevés.

Contrairement à l’ASH (voir ci-dessous), l’APA n’est jamais récupérable sur la succession du bénéficiaire, quel que soit son patrimoine.

2. ASH : Aide Sociale à l’Hébergement

L’ASH intervient quand les ressources d’une personne (retraite, épargne, APA éventuelle) ne suffisent plus à couvrir les frais d’un hébergement en EHPAD, résidence autonomie ou foyer-logement habilité. Le Département prend alors en charge la différence, sous conditions.

La règle centrale : le résident conserve au minimum 10 % de ses ressources, avec un plancher garanti de 125 € par mois en 2026 (argent de poche), quel que soit le niveau de prise en charge. Le Conseil départemental peut aussi solliciter une participation des enfants et gendres/belles-filles au titre de l’obligation alimentaire (les petits-enfants en sont dispensés depuis 2024) ; en cas de désaccord, c’est le juge aux affaires familiales qui tranche.

Point à anticiper pour les familles : l’ASH est récupérable sur la succession du bénéficiaire dès le premier euro, ainsi que sur les donations effectuées dans les 10 années précédant la demande. C’est une différence majeure avec l’APA.

3. APL et ALS : aides au logement en établissement

En EHPAD conventionné à l’aide personnalisée au logement (APL), les plafonds mensuels 2026 vont, selon la zone géographique, de 272,12 € à 333,14 € pour une personne seule (et davantage pour un couple). Les établissements non conventionnés APL peuvent ouvrir droit à l’allocation de logement sociale (ALS), généralement d’un montant un peu inférieur.

APL et ALS ne se cumulent pas entre elles, mais sont cumulables avec l’ASH. La demande doit être déposée dans les trois mois suivant l’entrée en établissement pour bénéficier d’un versement rétroactif ; elle se fait auprès de la CAF.

4. Le crédit d’impôt de 50 %

Les dépenses d’aide à domicile liées à la dépendance ouvrent droit à un crédit d’impôt de 50 %, remboursable même en l’absence d’impôt à payer. Le plafond de dépenses est de 12 000 € par an (15 000 € dès la première année en emploi direct), majoré de 1 500 € par membre du foyer de plus de 65 ans, jusqu’à 15 000 € au total ; il grimpe à 20 000 € pour les foyers avec une personne en situation de handicap reconnue.

Le crédit d’impôt se calcule sur les dépenses qui restent réellement à la charge de la famille, c’est-à-dire après déduction de l’APA, de la PCH et des autres aides perçues. Un même euro dépensé ne peut donc pas être compté deux fois.

5. Les aides des caisses de retraite

Pour les personnes classées GIR 5 ou GIR 6 (donc non éligibles à l’APA), les caisses de retraite proposent leurs propres aides : le plan d’action personnalisé de la Carsat (ex-plan Oscar) finance jusqu’à 80 heures d’aide à domicile par an, un forfait prévention pouvant aller jusqu’à 500 € et un forfait coordination, avec un reste à charge qui varie de 10 % à 75 % selon les revenus.

L’Agirc-Arrco propose de son côté le dispositif Sortir+, un forfait annuel d’environ 300 € pour financer l’accompagnement aux sorties des retraités de 75 ans et plus en situation de fragilité. Ces aides ne sont pas cumulables avec l’APA : elles s’adressent à un public différent, moins dépendant.

6. MaPrimeAdapt’ : adaptation du logement

MaPrimeAdapt’ finance les travaux d’adaptation du logement au vieillissement (douche à l’italienne, monte-escalier, barres d’appui…) à hauteur de 50 % ou 70 % du montant des travaux selon les ressources du foyer, dans la limite de 22 000 € de travaux subventionnables.

Elle est accessible dès 70 ans sans condition de GIR, et dès 60 ans en cas de perte d’autonomie avérée (GIR 1 à 6) ou de handicap reconnu. Contrairement à l’APA, qui finance l’accompagnement humain, MaPrimeAdapt’ finance les travaux : les deux aides couvrent des besoins différents et se cumulent sans difficulté.

Le conseil Saggio

Face à la complexité des aides et à la méconnaissance générale de leur existence par les familles, je vous conseille avant toute démarche de faire un point avec votre CCAS, MDS local (ou Saggio évidemment) sur toutes les aides possibles. Beaucoup ne sont jamais réclamées.

FAQ

Sources vérifiées en septembre 2026 : montants APA et ticket modérateur (aide-sociale.fr), règles de l’ASH et récupération sur succession (monparentage.com), APL/ALS en EHPAD (aide-sociale.fr), crédit d’impôt 50 % (pour-les-personnes-agees.gouv.fr), aides des caisses de retraite (aide-sociale.fr), MaPrimeAdapt’ (economie.gouv.fr).